Comment travailler avec nos émotions

Comment travailler avec nos émotions

Une des façons que l’on peut demeurer pris dans un cycle de dépendance est en devenant attaché à nos états émotionnels, et en les utilisant afin de nous nourrir d’une façon qui renforce notre histoire personnelle ou notre sens de nous-même.

Volcano 500x445Les émotions sont des signaux

Les émotions sont des signaux, mais elles ne sont pas en tant que telles particulières ou individuelles, et ne veulent pas vraiment dire grand chose. Elles pointent vers des niveaux plus profonds de susceptibilité à l’intérieur de nous, et nous pouvons travailler avec ces émotions profondes pour les faire remonter vers la conscience afin d’aider notre organisme à être plus conscient du cycle dans lequel elles nous mènent, et être capable d’en sortir.

Lorsque notre focus est sur les émotions, nous en venons habituellement à une place où nous sentons que nous devons les changer, les éviter, ou s’y accrocher. Et si nous décidions de simplement les ressentir et explorer?

Naviguer les courants

Où cette émotion nous mène-t-elle? Que veut-elle nous dire? Vers quoi pointe-t-elle? Et si nous restions dans l’émotion, et nous laissions simplement passer au travers, vers ce qui se trouve en-dessous?

Dans la tristesse, à quoi devons-nous profondément nous abandonner? Quelle est la qualité de cette tristesse? C’est un naufrage, un lâcher prise; un sentiment de vide, ou la solitude de l’humanité. C’est vrai, c’est humain et ça ne doit pas être évité.

À quoi devons-nous mourir dans ce moment-là? Nous pouvons nous demander: Qu’est-ce qui me rend si triste? Qu’est-ce que cela représente pour moi? Perdre un membre de notre famille est réellement triste, mais lorsque cette tristesse dépasse la période habituelle de deuil, on peut se demander: Y a-t-il quelque chose auquel je m’accroche et que je dois laisser aller? À quel aspect de cette personne est-ce que je m’accroche? Que représentait cette personne pour moi? Où dans le tissu de mon existence cette personne a-t-elle laissé un trou? Est-ce que je recherche cela ailleurs?

La tristesse vient souvent lorsque l’objet de notre désir est inaccessible, ou que nous n’avons plus ce que nous pensions avoir. Et si ce désir n’est pas assouvi? Et alors? Résistons-nous en continuant de chercher, ou abandonnons-nous cette idée de cette personne et notre solitude en tant qu’être humain?

La peur est une autre émotion. C’est aussi une Fausse Évidence Apparaissant Réelle (FEAR est peur en anglais). Lorsqu’une émotion est déclenchée en nous, nous pouvons prendre du recul et nous poser des questions: Que se passe-t-il à l’intérieur de moi? Qu’y a-t-il derrière l’émotion? À quoi est-ce que je m’accroche? À quoi croyons-nous à ce moment précis qui fait en sorte que nous nous sentons menacé ou en danger?

Des opportunités de connaissance de soi

La colère est l’énergie d’une prise d’espace. Lorsque nous sommes fâchés envers une autre personne, cela nous dit que d’une certaine façon nous croyons que cette personne nous empêche de prendre notre espace, ou d’être la personne que nous avons besoin d’être. Qu’est-ce qui est empêché ou retenu dans ce moment? Quel concept du moi a l’impression de ne pas avoir la place pour être?

Qu’est-ce que le “moi”? C’est un produit d’assemblage du mental. Toute notre énergie se mobilise alors pour défendre cette idée du “moi” et ce que c’est. Mais ce n’est même pas réel. Si l’on se rappelle que le moi est un produit d’assemblage du mental, et que ce même mental qui l’a construit continuera à essayer de le défendre ou de l’affirmer, alors nous ne pouvons pas, via le mental, le laisser aller. Nous avons besoin de prendre du recul dans un aspect différent du mental, dans un endroit qui n’y est pas attaché, et n’a donc pas besoin de lâcher prise.

Comment entrer en contact avec cet aspect du mental? La méditation, le yoga, le tai chi, les pratiques de pleine conscience où l’on reconnaît les pensées comme du bruit; des pratiques qui nous aident à voir le mental comme un concept plutôt que ce que nous sommes. Nous ressentons alors le monde autour de nous à travers ce concept plutôt que tel qu’il est réellement. Nous n’avons d’autre choix que de faire cela, mais nous pouvons en être conscients et de temps en temps nous en rappeler et prendre du recul. Chaque fois que quelque chose en nous est déclenché, ce n’est pas sur l’autre que nous en apprenons, mais sur nous et sur ce à quoi nous nous accrochons qui affirme notre concept du moi.

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Kate Hudson – BA, E-Ryt, ND

Kate a une passion profonde pour la pratique de l’homéopathie et son habilité à mener ses clients vers la clarté et une meilleure conscience de soi. Elle se sent privilégiée d’être invitée dans leurs expériences intérieures et entre dans leurs mondes, avec eux, d’une place de curiosité et d’exploration. Pour en savoir plus sur Kate, visitez sa page de profil dans notre annuaire professionnel ou cliquez ici pour lire d’autres articles de Kate.

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